À 19 ans, je vendais des aspirateurs en porte-à-porte.

Depuis, je n'ai jamais quitté le terrain.

Pas le job le plus glamour. Mais c'est là que j'ai appris ce qui ne s'enseigne dans aucune école : convaincre quelqu'un qui ne vous attendait pas, encaisser les portes qui claquent, et revenir le lendemain. La vente, la vraie — celle du terrain.

À 21 ans, responsable commercial dans une clinique esthétique. Puis j'ai repris mes études en alternance pour décrocher mon diplôme de l'institut de vente automobile — parce que je voulais comprendre la mécanique du commerce, pas seulement la pratiquer à l'instinct.

Ensuite, l'automobile, marche après marche : vendeur véhicules neufs, vendeur hall, vendeur sociétés, puis responsable de concession. Des années à manager des équipes, piloter des P&L, négocier, et tenir des objectifs — mois après mois, sans filet.

Puis j'ai eu envie de construire quelque chose à moi.

Avec ma femme, on a lancé Tamashop : une marque de prêt-à-porter née d'une communauté, devenue deux boutiques et un site e-commerce.

Soyons clairs sur les rôles. Julie est le cœur de la machine : c'est elle, l'enseigne, le style, le lien avec les clientes. Moi, j'ai construit le moteur — structurer le commerce, monter le e-commerce à partir de zéro, et automatiser tout ce qui pouvait l'être pour qu'on garde notre énergie pour ce qui compte vraiment.

Le résultat : notre e-commerce a fait ×2,4 en 3 ans (~+34 %/an) — c'est moi qui l'ai construit et automatisé. Un site qui tourne, des process qui tournent, et une équipe qui n'est pas noyée sous l'administratif.

J'ai vécu, en vrai, le combat que vous menez.

Le magasin physique qui se bat contre le e-commerce. Le digital qu'on subit au lieu de le piloter. Les marges qu'on gratte, le cash qu'on surveille, les semaines à rallonge où on fait tout soi-même.

Je ne l'ai pas lu dans un livre. Je le vis encore, chaque semaine, dans mes propres boutiques.

C'est pour ça que j'aide aujourd'hui d'autres commerçants : pour leur faire gagner les années que j'ai mises à apprendre, souvent à la dure. Pas du conseil hors-sol — du terrain, des chiffres, des décisions.

Ce que je crois.

Qu'un bon commerce physique a toute sa place à l'ère du e-commerce — à condition d'arrêter de le subir. Que la meilleure stratégie ne vaut rien sans exécution. Et qu'on accorde plus de crédit à un dirigeant qui a mis son propre argent en jeu qu'à un consultant qui n'a jamais rien risqué.

Si ça vous parle, parlons-en.

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